Les tensions diplomatiques entre la Corée du Sud et le Japon sont susceptibles de s’aggraver après l’entrée en vigueur d’une ordonnance du tribunal mardi, exigeant que les actifs locaux d’une entreprise japonaise soient vendus pour indemniser les victimes du travail forcé.

Ce mardi, une décision émise par le tribunal de district de Daejeon est entrée en vigueur autorisant la saisie des actifs détenus en Corée du Sud par Mitsubishi Heavy Industries.

Cela répondrait à une décision de la Cour suprême de novembre 2018 ordonnant à la société de fournir entre 100 millions de won (91560 dollars) et 150 millions de won à cinq plaignants qui ont été forcés de travailler dans ses usines pendant la domination coloniale japonaise de la péninsule coréenne de 1910 à 1945.

Lorsque Mitsubishi Heavy Industries n’a pris aucune mesure après la décision, les plaignants ont déposé une requête auprès du tribunal de district de Daejeon demandant que certains actifs locaux de l’entreprise japonaise soient saisis et mis aux enchères afin de collecter les sommes requises par la justice.

Mitsubishi Heavy Industries doit payer un total de 804 millions de won à quatre plaignants, l’un des cinq premiers étant décédé en janvier 2019. En mars 2019, le tribunal de Daejeon a ordonné la saisie des droits de la société sur deux marques et six brevets, et il a annoncé sa décision dans quatre avis distincts.

Sur les quatre avis, deux sont entrés en vigueur mardi et les autres suivront les prochains jours.

Une fois saisis, les biens devraient être évalués avant que les enchères puissent avoir lieu, et il faudrait des mois avant que les victimes puissent recevoir l’indemnisation.

Mitsubishi Heavy Industries a annoncé mardi son intention de faire appel de l’ordonnance du tribunal. Cela risque de bloquer l’indemnisation et d’entamer une autre série de poursuites judiciaires.

La société a contesté la décision de la Cour suprême, affirmant que toutes les questions de réparation liées à la domination coloniale avaient été réglées par un traité de 1965 qui normalisait les relations entre Séoul et Tokyo.

L’avis de mardi ajoute du carburant au conflit prolongé entre Séoul et Tokyo à propos du travail forcé en temps de guerre et d’autres violations des droits pendant le régime colonial japonais de la péninsule coréenne.

Plus tôt ce mois-ci, le tribunal du district de Daegu a annulé un appel interjeté par Nippon Steel & Sumitomo Metal contre une décision selon laquelle ses actifs devraient être saisis pour indemniser les victimes du travail forcé en temps de guerre.

En octobre 2018, la Cour suprême a ordonné à l’entreprise japonaise de verser 100 millions de wons chacun à quatre Sud-Coréens pour leur travail forcé et non rémunéré pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour rappel, en 2019, la Corée du Sud et le Japon avaient accéléré la guerre commerciale débouchant sur un boycott massif des entreprises japonaises présentes sur le territoire coréen.

Publié par KoreaHerald, traduit et adapté par KoreaIsGood.

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