TitreLa pagode sans ombre 무영탑
AuteurHyun Jingeon
GenreLégende
TraductionMikyung Friedli et David Reichenbach
EditeurAtelier des cahiers Collection Littératures
Parution2015

Pour se procurer le livre : Librairie le Phenix, FNAC, Amazon.

L’auteur de La pagode sans ombre

Hyun Jingeon est né en 1900 à Daegu alors que la Corée est sous la menace d’ l’occupation japonaise.

Il devient journaliste. Dans les années 30 il se consacre aux romans historiques avec pour objectif d’affirmer l’identité nationale coréenne menacée par l’occupation japonaise.

Hyun Jingeon meurt en 1943.

La pagode des sans ombre à été écrit en 1938-1939.

L’histoire de La pagode sans ombre

Ce roman s’inspire de la légende d’Asadal de Baekje.

Asadal, tailleur de pierre, est parti depuis plusieurs années pour construire deux pagodes au temple Bulguksa à Seorabeol.

Le moine lui a dit «Suis ce chemin et tu arriveras à un grand étang. L’Étang des Ombres. Guette bien sa surface. Quand la pagode sera terminée, tu verras alors s’y refléter son ombre… ». Cependant, Asanyeo, son épouse, qui attend au village trouve que le temps s’éternise et elle s’impatiente. De son côté, Asadal a le mal du pays et son inspiration le quitte ce qui compromet la construction de la seconde pagode et éloigne encore son possible retour. Sa rencontre avec Juman, qui lui rappelle tant son épouse, va lui redonner un second souffle, alors que Juman, jeune noble, tombe amoureuse d’Asadal.

Mon avis sur La pagode sans ombre

L’écriture de ce roman est magnifique, poétique. La description des lieux et des personnages est détaillée et nous permet de nous projeter à l’époque du royaume de Silla (VIII ième siècle).

Elle leva les yeux ; la lune, posée en équilibre sur la pointe de Dabotap, faisait tomber sur celle-ci un voile de soie blanche.[….]

La vie sous l’occupation japonaise y est bien décrite. L’auteur est sans concession pour les personnages politiques qui sont décrit de manière négative.

Il se tenait près du roi et sa barbe longue et blanche ressemblait à des fils d’argent tombant de ses joues généreuses. Le Grand Intendant Geum Ji, qui avait, imberbe, l’allure d’une larve jaunâtre […]

Alors que les défenseurs de l’indépendance sont quant à eux empreint de noblesse et de grandeur d’âme.

Les histoires d’amour qui émaillent le roman décrivent différentes sortes de relation : du dévouement sans faille d’Asanyeo pour Asadal, à l’amour éperdu de Juman pour celui-ci en passant par la valse hésitation d’Asadal, troublé par cet amour soudain et l’absence de son épouse ou la convoitise de Seong Geum pour Juman sans compter le respect de Gyeongsin pour celle-ci.

Cependant, ces histoires ne mettent pas au second plan, la volonté de l’auteur de décrire l’occupation japonaise et de vouloir transcender la culture coréenne.

Laissez- vous porter par l’écriture de ce livre. Soyez le témoin privilégié des histoires de cette époque et cela pourra vous donner, pourquoi pas, l’envie d’aller voir les pagodes.

Si vous souhaitez en savoir plus sur Dabotap et Seokgatap, consultez notre article sur le Temple Bulguksa.

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