TitreMa sœur Mongsil
AuteurKwon Jun Saeng
GenreRoman
TraductionPark Mihwi-Jean-Claude de Crescenzo
ÉditionsCrescenzo Éditeurs
IllustrationsLee Chul Soo
Parution2021

L’auteur

Kwon Jung Saeng (1937-2007) est né à Tokyo au Japon et est ensuite revenu en Corée. Trop pauvre pour pouvoir être scolarisé, il a fait des petits boulots. C’est en 1969 qu’il publie son premier roman. Il puise dans ses propres expériences pour écrire. Il a une tendresse particulière pour l’univers de l’enfance.

L’histoire

1950, la guerre de Corée éclate, mais lorsque l’on est une petite fille pauvre et que les évènements vous entraînent, où trouver la force de résister et de comprendre ? Mongsil est cette enfant qui se bat tous les jours.

Mon avis

La narration est choisie par l’auteur, car Mongsil est une enfant trop discrète pour se mettre ainsi en avant, nous serons donc, en tant que lecteur, témoin de cette vie fragile. C’est à travers les yeux de Mongsil que l’auteur nous propose de comprendre cette période sombre de l’histoire de la Corée.

La naïveté des réflexions de Mongsil contraste avec la cruauté de la réalité.

Mongsil ne choisit pas, elle subit ce monde des adultes devenu un peu fou ou chacun est prêt à tout pour survivre.

Le dénominateur commun est « la faim ». La mère de Mongsil quittera le domicile conjugal pour ne plus souffrir de la faim, d’autres choisiront la mendicité ou la prostitution. Contrairement à certains adultes, Mongsil ne juge pas.

Vous n’avez pas le droit de juger les gens comme ça. Quand on a faim, on peut devenir une garce et une maîtresse de soldat américain. 


page 126

En suivant Mongsil, le lecteur découvrira que, même dans la plus grande misère, la solidarité joue à plein, Mongsil le sait plus que quiconque. Enfant, elle doit s’occuper de sa petite sœur à peine née, car la mère de celle-ci est morte peu après l’accouchement. Elle ravale sa fierté et accepte de l’aide pour elle et Nan nam. Mongsil n’a ni rêve, ni ambition, trop occupée à mener le combat du quotidien, elle n’a que la volonté de survivre.

Le corps de Mongsil chancelait à chaque pas qu’elle faisait à cause de sa boiterie. Ses jambes tremblantes et faibles l’avaient soutenue jusqu’à présent. Avec ces jambes, elle avait porté son frère et ses sœurs sur son dis, et elle grimpait pour le énième fois la pente abrupte et franchissait la colline.

page 193

Ce roman fait du bien, il ramène aux valeurs que l’on peut parfois oublier. Il nous plonge dans cette période sombre de l’histoire de la Corée et nous fait voir ce monde avec les yeux d’un enfant.

Bonne lecture à vous !

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