Synopsis de Mademoiselle 아가씨

Dans les années 1930, dans la Corée occupée par les japonais, un vieil homme veuf du nom de Kouzuki vit dans un immense château entouré de ses domestiques, de visiteurs et surtout de sa nièce par alliance Hideko. La mode en Corée à l’époque était de ressembler aux japonais, d’être un japonais. C’est donc sans scrupule que Kouzuki se fait passer pour un japonais. Au château on l’appelle “maître”. Hideko, elle, est interdite de toute sortie hors de la propriété.  Elle est orpheline, ne connaît pas son père et sa mère, elle, est morte en lui donnant naissance. Elle a donc été élevée dans cette immense maison par sa tante, qui n’a pas vécu longtemps, et son oncle, le “maître”.

Le rôle de sa tante était de lire à haute voix dans une pièce du château la collection de livres érotiques de son mari, à une petite assemblée masculine de la bourgeoisie. Avant la mort de la tante, le maître a pris soin de bien préparé Hideko afin qu’elle assure la succession. Dès son plus jeune âge Hideko était donc chargée de lire ces textes impudiques à ces messieurs qui en demandent toujours plus. Elle va jusqu’à mimer certains passages afin de séduire le public et le pousser à acheter les livres en question. La jeune femme n’a pas son mot à dire, elle fait tout cela contre son gré.

Elle ne rêve que d’une chose, partir loin de ce petit monde. Mais comment ? Un jour, un comte japonais nommé Fujiwara vient assister à ce fameux salon de lecture. Il rencontre le maître, puis Mademoiselle Hideko. Il propose d’enseigner la peinture à la jeune femme afin que son éducation soit complète, comme il se doit pour tout enfant de la haute société. Le maître est loin de se douter que ce fameux comte n’est qu’un escroc, fils d’un paysan coréen.

Tout est déjà bien ficelé dans la tête de l’escroc. Il veut épouser Mademoiselle, s’enfuir avec elle, la faire interner afin de pouvoir profiter seul de toute la fortune de sa femme. Pour ce faire, il se rend chez une receleuse très connue qui, accompagnée de jeunes filles, s’occupe de bébés abandonnés pour pouvoir les revendre aux japonais. Il demande à l’arnaqueuse de lui donner une de ses jeunes filles. Il choisit Hok Ju “parce que c’est la plus maline” dit-il. Hok Ju aura donc pour rôle de s’occuper de Hideko et surtout de faire en sorte que sa maîtresse tombe amoureuse du comte. En échange, quand le plan arrivera à terme, elle aura sa part de récompense et pourra garder les bijoux de Mademoiselle.

Arrivée chez le maître, le peintre escroc change le nom coréen de Hok-Ju pour un prénom japonais : Tamako.

Le film est sortie en 2016, il a été réalisé par Park Chan-Wook, inspiré du roman Du Bout des doigts de l’écrivaine britannique Sarah Waters.

Avis personnel sur Mademoiselle 아가씨

Le film est divisé en trois parties. La première partie est narrée par Tamako et elle raconte l’histoire de son point de vue, jusqu’à l’internement de Mademoiselle. La partie suivante est remplie de flashbacks et surtout de rebondissements, elle est narrée par Mademoiselle. Tout cela nous mène à une troisième et dernière partie encore plus surprenante.

C’est avec ce film que j’ai fait mon introduction au cinéma coréen. Mademoiselle a été sur ma liste de film à voir pendant un certain temps, j’hésitais à le regarder surtout à cause de la durée. Regarder un film d’environ trois heures, en VOSTFR (oui, il faut absolument le regarder en VO) me paraissait insurmontable. En réalité une fois qu’on clique Play, on n’a aucune envie de mettre pause, tellement le film est captivant. Le film est en coréen et japonais, ce qui pose bien l’ambiance de l’époque. Il y a aussi l’architecture qui a ce même effet. 

Ce que j’ai le plus aimé dans ce chef d’œuvre c’est la façon dont l’intrigue est menée. On est à la fois si distant et si proche de chacun des personnages. On a l’impression de les connaître puis au final on se rend compte qu’ils sont totalement différents de ce qu’on pensait. Cela pose la question de l’identité. Qui est qui ? Personne ne sait qui est l’autre, tout le monde trompe tout le monde. Tout le monde cherche à cacher leur vraie identité d’une manière ou d’une autre. Ils cherchent tellement à se déguiser qu’au final certains finissent par découvrir leur vrai soi, une personnalité qu’eux même ne se connaissaient pas. 

C’est fascinant de voir comment ils se manipulent les uns les autres.

C’est un film dit “érotique”, il y a deux scènes assez osées et plutôt longues. Ces scènes ont donné lieu à pas mal de débats, mais moi je trouve qu’elles vont parfaitement bien avec la narration du film. Il y a d’autres scènes sensuelles qui donnent l’impression d’être des voyeurs. Elles ne gênent pas, ou du moins, elles ne m’ont pas gênées. 

Autre chose qui m’a plu dans ce film c’est son côté « féministe ». En effet, les femmes sont mises en valeurs dans ce film. Si Park Chan-Wook met en scène des hommes ayant plus d’un tour dans leurs sacs, les femmes de leur côté ne sont pas moins ingénieuses. Elles sont aussi manipulatrices que les hommes et s’en sortent aussi bien, voire mieux qu’eux.

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