violences école

Le ministère de l’éducation vient de publier une étude démontrant que sur l’ensemble des étudiants victimes de violence, 1 sur 3 l’est « pour plaisanter » de la part des agresseurs.

Cette enquête a été menée en septembre auprès de 130 000 élèves. Au total, 0,6% des élèves d’écoles élémentaires, intermédiaires et secondaires reconnaissent avoir subi des violences par leurs camarades.

La raison la plus courante derrière l’intimidation est «juste comme une blague» (29,4%). Environ 19,2% ont eu lieu «sans raison particulière» ou «parce que le comportement et l’apparence des victimes sont étranges» (14,7%).

L’enquête révèle que 1,2% des élèves ont été victimes d’intimidation dans les salles de classe. Toujours selon cette étude gouvernementale, 2,1% des étudiants en primaires affirment être victime de violence.

La forme d’intimidation la plus courante était la violence verbale (39%), suivie par l’intimidation de groupe (19,5%), le harcèlement (10,6%), la cyberintimidation (8,2%), les agressions physiques (7,7%) et la violence sexuelle (5,7%).

Selon les victimes, les personnes dont elles ont le plus besoin pour lutter contre les violences sont les membres de la famille (33%), les enseignants (30,9%), les amis (17%) et les conseillers à l’école (4,8%). Près de 6% ont déclaré que personne ne pouvait aider les surmonter l’intimidation.

En Avril 2019, le gouvernement Moon Jae-In avait mis en place deux dispositifs de protection en facilitant notamment le changement d’école pour les victimes. Cependant les mesures n’apportaient pas de solution afin de punir ou empêcher les violences à l’école mais seulement une porte de sortie pour les victimes.

En 2020, le gouvernement change de stratégie.

Pour lutter plus sévèrement contre les violences à l’école, le ministère a déclaré mercredi qu’il chercherait à abaisser l’âge minimum de la responsabilité pénale à 13 ans, contre 14 actuellement, dans le cadre d’un plan 2020-24 pour prévenir la violence à l’école.

Ces dernières années les demandes de sanctions plus lourdes envers les enfants se sont multipliées. En 2017, à Busan des collégiennes ont été accusées d’avoir brutalement battu un camarade. Ils ont évité l’emprisonnement sur la base de la loi sur les mineurs.

En effet, la loi sur les mineurs, les personnes âgées de 10 à 13 ans ne sont pas tenues pénalement responsables des violations du droit pénal et ne sont soumises qu’à des mesures de protection telles que le service communautaire ou le service dans des centres de protection pour mineurs.

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