La plus haute cour a confirmé une peine de 20 ans de prison pour l’ancienne présidente Park Geun-hye, clôturant le dernier chapitre de l’un des plus grands scandales politiques en Corée du Sud.

La Cour suprême a confirmé jeudi la décision du tribunal de condamner Park à 20 ans de prison et de lui imposer une amende de 18 milliards de wons pour son rôle dans une affaire de corruption qui lui a coûté la présidence en 2017. La cour a également confirmé une amende supplémentaire, une amende de 3,5 milliards de wons.

En juillet, la Haute Cour de Séoul a condamné Park à 15 ans de prison pour corruption et à cinq ans de plus pour abus de pouvoir et autres charges pénales, décision qui a fait l’objet d’un appel par le parquet.

Park faisait l’objet de deux procès distincts en ce qui concerne le scandale de corruption jusqu’à ce que les deux affaires soient fusionnées en décembre 2019.

L’ancienne présidente a été mise en examen pour avoir conspiré avec son proche collaborateur Choi Seo-won, également connu sous le nom de Choi Soon-sil, pour faire financer à hauteur de 77,4 milliards de wons pour les fondations de Choi. Elle a également été accusée d’avoir accepté illégalement 3,5 milliards de wons de la part de trois anciens chefs du service national de renseignement jusqu’en septembre 2016.

Avec la décision de jeudi, Park passera un total de 22 ans en prison, car elle avait déjà été condamnée en 2018 à deux ans de prison pour s’être mêlée illégalement d’un processus de nomination au sein du parti Saenuri.

Elle aura 87 ans à la fin de sa peine de prison en 2039.

La décision intervient également 45 mois après que Park ait été inculpée en avril 2017 et 51 mois après que le scandale de corruption a été révélé pour la première fois en octobre 2016, mettant sans doute un terme au plus grand scandale politique de l’histoire du pays.

Park est devenue la première présidente à être déchue de son pouvoir lorsque la Cour constitutionnelle a confirmé en mars 2017 une mise en accusation refusée par l’Assemblée nationale trois mois plus tôt.

Elle est la quatrième présidente coréenne à aller en prison, les autres étant Roh Tae-woo, Chun Doo-hwan et Lee Myung-bak. Son prédécesseur immédiat, Lee Myung-bak, a été condamné à 17 ans de prison et à une amende de 13 milliards de won pour détournement de fonds et corruption.

La Cour constitutionnelle a jugé le mois dernier que la liste noire des artistes qu’avait établie l’administration Park était inconstitutionnelle, car elle enfreignait la liberté d’expression des artistes.

Le Parti démocrate au pouvoir a exhorté Park à présenter ses excuses sincères aux Coréens pour les avoir marqués et avoir laissé une honte dans l’histoire du pays.

Le parti au pouvoir a débattu de l’opportunité d’accorder des grâces aux ex-présidents Park et Lee. Mais Moon a promis au cours de sa campagne présidentielle de ne pas pardonner aux personnes reconnues coupables de crimes graves, y compris la corruption et le détournement de fonds.

Publié par KoreaHerald, traduit et adapté par KoreaIsGood

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