La cour suprême sud-coréenne a confirmé jeudi la condamnation avec sursis du président de Lotte Group, Shin Dong-bin, pour son implication dans un scandale de corruption qui avait destitué l’ancien président Park Geun-Hye du pouvoir en 2017.

La Cour suprême a confirmé la décision d’un tribunal inférieur condamnant Shin à une peine de deux ans et demi de prison, quatre ans de prison conditionnelle. Les chefs d’inculpations sont corruption, manquement au devoir et détournement de fonds.

Lotte Group a déclaré dans un communiqué que le groupe fera de son mieux pour devenir une entreprise de confiance en contribuant au pays et à la société, en s’excusant d’avoir suscité des dommages.

Shin a été traduit en justice pour des soupçons de pots-de-vin en mars 2016, en échange de faveurs dans la demande d’option d’implantation d’un magasin duty-free de la part du gouvernement Park (gouvernement précédent Moon Jae-In).

Il a versé 7 milliards de won (5,9 millions de dollars) aux fondations Mir et K-Sports, qui seraient contrôlées Choi Sun-s. Il est un ami, depuis 40 ans, de l’ancienne présidente et maintenant emprisonné. Les procureurs ont considéré les dons comme des pots-de-vin.

Shin a également été inculpé pour soupçon de perte financière de 77 milliards de won pour le groupe Lotte en donnant un accord favorable à sa société familiale. Il a également été jugé pour soupçons d’emplois fictifs attribués à son épouse, sa fille de Shin Dong-joo, et le fils aîné du fondateur de Lotte, Shin Kyuk-ho, ainsi que du vice-président de Lotte Holdings, société basée au Japon.

Le père de Shin, le fondateur de Lotte, Shin Kyuk-ho, a été mis en accusation pour manquement au devoir et détournement de fonds, a également été déclaré coupable par le tribunal. Il a été condamné à trois ans de prison avec une amende de 3 milliards de won.

Le tribunal inférieur a condamné Shin à deux ans et demi de prison pour corruption, considérant les dons pour les fondations comme des pots-de-vin. Il l’a condamné à un an et huit mois de prison pour des irrégularités dans les affaires.

Les deux affaires ont été fusionnées dans les délibérations de la cour d’appel. Le tribunal a également considéré les dons comme des pots-de-vin, mais a ajouté que Shin avait subi des pressions pour offrir les pots-de-vin à l’ancienne présidente, suspendant ainsi son mandat et le libérant de prison.

Park Geun-hye, qui avait été mise en accusation à la suite du scandale pour corruption en décembre 2016 et limogée de la présidence en mars 2017, a été condamnée à 25 ans de prison et à une amende de 20 milliards de wons par une haute cour.

La Cour suprême a toutefois appelé à un nouveau procès, affirmant que ses accusations de corruption devaient être jugées séparément des autres accusations. L’affaire sera donc rejugée pour l’ancienne présidente, qui pourrait voir sa peine augmenter.

Grève du métro à Séoul annulé 10 minutes avant le début

Previous article

Vers l’obligation du service militaire pour les naturalisés coréens ?

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply