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La Corée du Sud envisage d’utiliser des bracelets électroniques pour localiser les personnes placées en quarantaine obligatoire à domicile, ont annoncé mardi les autorités. En effet, malgré 3 jours d’affilés avec moins de 50 nouveaux cas de coronavirus, les autorités coréennes redoutent une seconde vague. D’ailleurs, à Séoul, toutes les boites de nuit seront fermées jusqu’au 19 avril.

Face aux préoccupations concernant la vie privée et les droits de l’homme, les autorités ont souligné que l’utilisation des bracelets n’est qu’une des nombreuses options envisagées pour lutter contre l’augmentation des cas de violations de l’auto-quarantaine.

Le gouvernement envisage de connecter le bracelet à une application mobile installée sur smartphone. Le bracelet déclencherait une alarme et alerterait les autorités lorsque le bracelet s’éloigne à plus de 10 mètres du smartphone.

Cela survient alors qu’un nombre croissant de personnes en situation d’auto-quarantaine quittent les limites de leurs maisons malgré la position de «non-tolérance» du gouvernement et les sanctions plus sévères pour les violations de la quarantaine.

Dans certains cas, ils ont été surpris en train de quitter leur domicile sans leur smartphone ou de désactiver le suivi de localisation sur leurs appareils afin d’éviter un examen minutieux de la part du gouvernement.

Des enquêtes sont en cours sur 75 personnes soupçonnées d’avoir violé l’acte de quarantaine mardi, selon la police.

Actuellement, toutes les personnes arrivant de l’étranger doivent télécharger une application mobile qui permet aux responsables de la santé de localiser leur emplacement. Il n’est pas obligatoire pour ceux qui peuvent avoir été exposés au virus dans le pays.

Pour surveiller les personnes en auto-quarantaine, les municipalités affectent des fonctionnaires à chaque personne, vérifient leur état de santé et leur emplacement par téléphone et application mobile, et fournissent des produits de première nécessité tels que des produits sanitaires. En collaboration avec la police, les municipalités procèdent à des vérifications ponctuelles des personnes en quarantaine autonome. Le gouvernement reçoit également des informations de résidents faisant état de violations présumées de la quarantaine.

Le pays a vu plus de personnes placées en quarantaine à domicile depuis le 1er avril, lorsque le gouvernement a rendu obligatoire pour quiconque entrant au pays depuis l’étranger de s’auto-mettre en quarantaine pendant 14 jours.

Au total, lundi, selon le KCDC, 46 566 personnes étaient en quarantaine à 18 heures. Parmi eux, 38 424 personnes sont entrées en Corée depuis l’étranger.

Les autorités sanitaires ont déclaré mardi qu’elles estimaient que le nombre de personnes en auto-quarantaine atteindrait environ 90 000, compte tenu du taux croissant de personnes arrivant en Corée en provenance de l’étranger, et que les municipalités n’ont pas les ressources et la main-d’œuvre suffisantes pour les gérer.

À partir de dimanche, le gouvernement a durci les sanctions pour ceux qui violent les règles d’auto-quarantaine, les contrevenants encourant jusqu’à un an de prison ou 10 millions de won d’amendes. Les étrangers peuvent être expulsés et interdits de rentrer dans le pays s’ils violent les règles d’auto-quarantaine.

À l’échelle mondiale, Hong Kong a déployé des bracelets électroniques qui alertent les autorités des évasions d’auto-quarantaine.

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